Le club des tricoteuses du vendredi soir - Kate Jacobs

Edition : City poche
Parution : Janvier 2013
Elles sont sept. Sept femmes de 18 à 78 ans vivant à New York. Le vendredi soir, elles se retrouvent pour tricoter... et parler de leurs vies. Il y a Catherine qui cherche l'amour après un divorce. Lucy, elle, doit élever seule sa fille tout en s'occupant de sa mère âgée. Darwin garde l'espoir de fonder une famille. Et puis il y a Anita qui, à 78 ans, reçoit une demande en mariage que ses enfants adultes n'acceptent pas... Au fil de ces soirées du vendredi, des liens se tissent, des amitiés se nouent. Les membres de ce club pas comme les autres forment une sorte de famille dans laquelle on se bat ensemble quand la vie vous met au défi. Au fur et à mesure que ces femmes tricotent, elles dévoilent leurs joies, leurs bonheurs et leurs difficultés d'être tout à la fois femmes, mères, amantes, filles et amies.
Malgré quelque appréhension, ce livre est un roman léger mais ce n'est pas de la chick lit, et heureusement - pour moi -
Certes les héroïnes ont de l'argent (beaucoup), des situations intéressantes où elles sont reconnues (waouh) et vivent à New York dans des logements dignes des grands magazines de design (rien que ça), mais tout cela ne fait pas le bonheur (évidemment).
Chaque vendredi ces femmes se retrouvent dans la boutique de fils à tricoter de leur amie Georgia, décédée depuis quelques temps déjà. Il n'est en fait que très peu question de tricot car chaque protagoniste traverse plus ou moins une crise existentielle, soit intime soit professionnelle....
Ce qui fait qu'on s'attache à ces femmes et à ce roman, en dehors de leurs vies trépidantes, de leurs aventures excitantes, de leurs problèmes existentiels, c'est qu'il y a au coeur de ce livre de très beaux constats ainsi que de belles réflexions sur la maternité, la perte, l'affection, le jugement, l'amitié. Des passages d'une profondeur qui m'ont surprise et touchée.
Alors non, ce n'est pas prise de tête, mais ça n'est en rien gnangnan pour autant. Et ce fut un bon moment de lecture (merci Dom ;-) !)

