Sanctuaires ardents - Katherine Mosby

Publié le par Plume

sanctuaires 

Edition : Table ronde

Parution : Août 2010

 

 

 

Souviens-toi, être différent ne fait pas de vous quelqu'un de spécial, mais être spécial fait de vous quelqu'un de différent. J'espère que tu te joindras à mes prières pour que Vienna Daniels ne change jamais.

 

Depuis l'arrivée du couple Daniels, la petite bourgade de Winsville, en Virginie, est en émoi. L'intense beauté de Vienna, sa déroutante culture, sa passion immodérée pour les arbres suscite l'admiration des uns, l'effroi des autres, les commentaires de tous. Un jour, Willard s'en va, laisse Vienna élever seule leurs deux enfants, Willa et Elliott, deux sauvageons pétris de curiosité et de connaissances. Dès lors, les rumeurs enflent. Jalousies et désirs se multiplient, se cristallisent. Puis le destin commence à s'acharner sur les Willard. Forte de sa foi païenne, de son appétit de vivre, de l'amour qu'elle porte à Willa et Elliot, Vienna entre alors éperdument en résistance.

 

 

 

 

Mon impression générale : &

 

J'avoue avoir presque laissé tomber ce livre dont j'avais pourtant entendu grand bien... Si l'écriture est admirable et cultivée, il démarre sans vraiment de trame ou chronologie et se poursuit dans une construction brouillonne, difficile à suivre, donc...

Je suis persévérante et j'ai commencé à être accrochée à l'histoire à partir de la page 170. A partir de là, le roman s'emballe, prend du corps et les personnages se développent et s'approfondissent à grande vitesse, comme pour rattraper le temps perdu.  Fini l'ennui et les longueurs, on se sent, pour de bon  cette fois, ancré aux côtés de Vienna, de Willa et d'Elliott, au milieu de cette propriété délabrée mais si vraie, parmi cette famille cultivée, jugée et bannie par les préjugés, l'intolérance et l'incompréhension d'une petite bourgade étriquée comme l'âme de ses habitants du Sud  des Etats-Unis dans les années 30. Porté par les événements qui vont s'enchaîner aussi vite qu'ils ont fait défaut au début, on entre alors dans la sensibilité, la finesse et l'émotion avec délectation.

Dommage d'avoir passé la moitié de ce livre à s'ennuyer, ce qui ne rend pas justice à  l'auteur et à sa maîtrise du langage, de la poésie et du style.

J'ai failli passer à côté et je me sens divisée quant à mon avis final et mes recommandations.

Publié dans Lectures

Commenter cet article