San Francisco - Catherine O'Flynn

Publié le par Plume

san francisco

Edition : Jacqueline Chambon

Parution : Mars 2011

 

Frank présente les infos régionales sur une chaîne de télévision locale à Birmingham. Quand il ne prépare pas un reportage sur le concours de la meilleure tourte des Midlands ou qu’il ne rend pas visite à sa mère dans sa maison de retraite, il est hanté par les disparitions : celle de son prédécesseur et ami, Phil Smethway, étrangement renversé sur une petite route de campagne par un mystérieux chauffard ; celle des bâtiments imaginés par son père architecte dans le plus pur style brutaliste et que l’éternelle soif de renouvellement de Birmingham détruit les uns après les autres ; celle d’inconnus, enfin, à qui une mort solitaire vaut un passage aux informations mais dont l’existence semble n’avoir laissé aucune empreinte. Entre les drames et les ridicules du milieu médiatique et une mère qui se complaît dans un cynisme ravageur, Frank va tenter de donner un sens à toutes ces absences.

 

Avec des personnages à la fois drôles et touchants, dans ces ambiances douces-amères qu’elle excelle à créer, Catherine O’Flynn compose un roman très anglais sur la famille, l’amitié et la mauvaise télévision. Livre après livre, elle raconte la tristesse du monde moderne sans jamais perdre son sens de l’humour.

 

 

Mon impression : 

 

Voici un roman qu'on lit comme on fait une promenade, gentiment, sans se presser.

On s'attache doucement aux personnages, même si on aurait aimé que l'auteur creuse un peu plus du côté des femmes principales.

Une histoire qui parle du passé, du futur, de la mémoire, de la vieillesse, du changement, de l'absence et des souvenirs ; de la médiatisation aussi.

Un livre qui crée une ambiance doucereuse, parfois pleine d'émotion, où percent par moments quelques pointes de dérision et d'humour.

 

Tout le roman se déroule à Birmingham (Angleterre), alors d'où vient le titre ? On le saura vers la fin du roman, mais c'est presque une anecdote. Là encore, le titre d'origine :"The news where you are", me semblait plus approprié.

 

Publié dans Lectures

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