Perdre est une question de méthode - Santiago Gamboa

Publié le par Plume

perdre_methode.jpgEdition : Métailié

Parution : Août 1999   (Novembre 2009 pour Points)

 

 

Victor Silampa tient la rubrique des faits divers d’un quotidien colombien, il est aussi détective privé et très amoureux de Monica. Il enquête sur l’identification d’un cadavre horriblement empalé et crucifié, en compagnie d’un petit fonctionnaire doté d’un grand bon sens qui recherche son frère disparu. Couple don quichottesque, les deux hommes fréquentent une communauté naturiste et mettent à jour la corruption ordinaire de toutes les grandes métropoles.
Avec un grand sens de l’humour et du dialogue, l’auteur construit un héros mélancolique, amoureux à la fidélité fragile, qui perd méthodiquement sa vie personnelle à lutter contre les puissants. Une vision désenchantée de l’amour et du pouvoir.

 

 

 

Voici une enquête qui requiert pour le moins toute l'attention du lecteur car il en faudrait  très peu pour perdre le fil...

 

Il y a donc un corps, retrouvé empalé ; un flic obèse qui raconte sa vie un chapitre de temps en temps ; un journaliste amoureux qui fait équipe avec un homme dont le frère a disparu et qui joue aussi au "privé" en quête de flagrants délits ; un lot comprenant avocats, promoteurs et politiques véreux ; une très jeune prostituée qui souhaiterait faire de la chanson ; un "club" de naturistes et bien évidemment une histoire de gros sous sur fond de spéculation immobilière... sans parler des personnages secondaires comme les familles, la secrétaire, des hommes de main, un ancien rédacteur en chef, une poupée fétiche, etc.

 

En multipliant histoires, intrigues et personnages, l'auteur entraîne ses lecteurs au fin fond de la corruption qui touche son pays, la Colombie.

Le personnage principal est Silampa le journaliste car c'est lui qui mène l'enquête, faisant le travail de la police en sillonnant Bogota. Curieusement, il bénéficie de toutes les entrées possibles sur les scènes de crimes grâce à une "complicité" particulière avec le capitaine Moya.

 

Si le lecteur n'est pas toujours certain de savoir qui est qui, il faut reconnaître que le roman est plein d'allant et se laisse lire d'un bon rythme, cadencé par les confessions personnelles et pour le moins originales du capitaine de police.

 

Sans être totalement convaincue par cette histoire, je reconnais à l'auteur beaucoup de talent : dans l'écriture, le style et l'humour. Je n'hésiterai donc pas à tenter un autre titre.

 

 

La lecture de ce livre entre dans le cadre du challenge des "12 d'Ys" , catégorie N°6 "Auteurs latino-américains"

 

2012- les 12 d'Ys

 


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Publié dans Lectures

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Ys 13/04/2012 21:31

Dans le Gamboa que j'ai lu, il y avait aussi beaucoup de personnages, tous très bien incarnés. Ce titre-là me plait bien, ça a l'air glauque...

Plume 13/04/2012 21:47



Ah ça, pour être glauque...il l'est !



Hélène Choco 12/04/2012 12:12

Ouh làlà, c'est une lecture qui semble un peu complexe... je suis déjà larguée par HHhH, il va me falloir un peu de détente! ;-) mais je suis intriguée par ton billet. donc : je me le note!

Plume 13/04/2012 14:17



Je te le mets de côté si tu veux...IRL dans une dizaine de jours si tu peux ! je t'envoie un mail dans la semaine prochaine ! Bises



kathel 12/04/2012 10:36

J'ai souvent du mal avec les auteurs latino-américains, les intrigues emberlificotées et les situations extraordinaires qui s'accumulent... Je ne suis pas sûre que j'accrocherais à ce genre de
roman.
En ce moment, je lis un "petit" Vargas Llosa et je rame. Il s'agit de "Qui a tué Palomino Molero ?" dont le sujet me fait un peu penser à celui que tu présentes ici.

Plume 13/04/2012 14:14



Je ne connais pas ce titre de Vargas Llosa. Mais je reconnais qu'il faut prendre un peu de temps pour rentrer dans ceux que j'ai lu !