On peut se dire au revoir plusieurs fois - David Servan-Schreiber

Publié le par Plume

au revoir plusieurs fois

 

Edition : Robert Laffont

Parution : Juin 2011

 

Le témoignage de l'auteur sur son long combat contre le cancer, semé de victoires et de rechutes. Il évoque la douleur, la peur, le courage dont il faut faire preuve, mais aussi l'espoir et la force de vivre qui l'animent.

 

 

 


Psychiatre, auteur « D’anticancer » et de « Guérir », ouvert à la médecine holistique, en rémission d’une tumeur au cerveau depuis 19 ans, David Servan-Schreiber voit revenir en force une maladie qu’il avait su tenir à distance quand la médecine lui donnait un maximum de 18 mois d’espérance de vie.

Dans ce livre, il fait le bilan d’anticancer, ne renie rien de ce qu’il y préconisait alors et il évoque pourquoi, selon lui, sa maladie a repris le dessus. Il explique ainsi cette période :

« Je crois surtout que je me suis laissé aller à une sorte de péché d’orgueil, car j’en étais venu à me sentir quasi invulnérable. Or il ne faut jamais perdre son humilité face à la maladie. Personne ne possède d’arme invincible contre elle… »


C’est aussi le récit du parcours de soins entrepris pour se battre encore et toujours, pour participer et non pas seulement subir.


C’est aussi un ouvrage philosophique sur les bonheurs essentiels, ceux qu’il a connu et partagé avec les siens, avec d’autres médecins, avec ses patients. Ces bonheurs quotidiens que l’on balaie trop facilement quand tout va bien et qui sont pourtant autant de petites joies à prendre.

Mais avant tout, il s’agit d’un message d’espoir, sans pathos, lucide sur la fin de vie et ce qu’il est bon de mettre en place pour que cette dernière advienne avec le plus de sérénité possible.


« Que mon tour arrive plus tôt, c’est triste, mais ça ne constitue en rien une injustice monstrueuse. J’ai tout de même eu ma chance : celle d’avoir fait des rencontres extraordinaires, d’avoir connu l’amour, d’avoir eu des enfants, d’avoir eu des frères et des amis exceptionnels, d’avoir laissé ma marque. J’ai vécu des expériences très enrichissantes, cancer compris… »

 


Un ouvrage humble et émouvant. 

                                                                                                     David Servan-Schreiber est décédé le 24 juillet 2011

 

Publié dans Lectures

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