Les brumes du passé - Leonardo Padura

Publié le par Plume

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Edition : Points

Parution : Janvier 2011  (Septembre 2009 pour Métailié)

 

 

Mario Conde a quitté la police. Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger.

Ce jour d’été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu’il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l’envoûtera par-delà les années et l’amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres.

Au-delà du roman noir, Leonardo Padura écrit un beau roman mélancolique sur la perte des illusions, l’amour des livres, de la culture, et de la poésie des boléros. On reste marqué par l’atmosphère de ces brumes cubaines.

 

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Quel roman d'ambiance que ces "Brumes du passé" !

Sur fond de Cuba contemporaine, Leonardo Padura fait revivre le passé, La Havane des années 50 où régnaient les chanteuses de boléros et où les nuits Cubaines n'avaient rien a envier aux nuits Parisiennes ou Américaines.

Le lecteur entre dans cet  univers et il est rapidement happé par le décor, les voix, l'alcool, la musique...

 

Mario Conde est un ancien flic désabusé qui vit au jour le jour pour ses amis et sa passion des livres. Car les livres sont pour lui un bien précieux et inégalable.

 

"Chaque livre, n'importe lequel, est irremplaçable, chacun a un mot, une phrase, une idée qui attend son lecteur."

 

Conde aime son pays même s'il y porte un oeil lucide et pas du tout condescendant. Cet homme a souvent des prémonitions avisées qui font de lui un excellent limier, même maintenant qu'il n'est plus dans la police où il a gardé des contacts.

C'est aussi un être humain que la vie cubaine de privations ont durci, mais qui garde un côté "nounours" fidèle et tendre.

 

Dans ce roman, la voix exceptionnelle et la personnalité de Violetta del Rio envoûtera Conde comme elle a su enjôler bien des coeurs à la fin des années 50. Derrière cette voix il y a un mystère que Conde et ses amis n'auront de cesse de résoudre. Et le secret, la clé de toute l'histoire, se terre entre les pages de livres précieux sous forme de lettres.

Ces courriers émaillent le récit pour éclairer le lecteur, car Conde n'en n'aura connaissance qu'à la fin de son enquête...

Mais ce roman est avant tout une très belle et douloureuse histoire d'amour... qui aura changé la vie de plusieurs personnes de bien des façons.

 

 

Une grande découverte pour moi que l'univers de Leonardo Padura et de Cuba au travers de son héros Mario Conde.

 

 

 

 

 

La lecture de ce titre entre dans le cadre du challenge des "12 d'Ys", catégorie n°6 "Auteurs latino-américains".

 

 

2012- les 12 d'Ys

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Publié dans Lectures

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Jostein 21/09/2012 18:02

Tu as bien progressé sur ce challenge. Je pense retenir cet auteur pour cette catégorie.

Plume 22/09/2012 21:20



Cet un auteur dont je lirai volontiers d'autres titres !



Yv 31/07/2012 11:52

J'ai découvert Padura avec ce titre et je ne saurai trop te conseiller son excellentissime roman L'homme qui aimait les chiens, un pavé certes, mais digeste et formidable !

Plume 01/08/2012 15:06



Oui, oui je l'ai noté. Il devrait intégrer ma Pal d'ici peu Merci



Ys 23/06/2012 09:31

Ah, je suis ravie que ce livre te plaise tant : Padura est grand !

Plume 25/06/2012 16:08



C'est une réelle découverte que je vais explorer plus avant !



claudialucia 22/06/2012 19:03

Je viens de découvrir le même livre de cet auteur que je n'avais jamais lu. j'ai beaucoup aimé aussi.

Plume 22/06/2012 20:30



Oui, c'est une belle découverte pour moi aussi. Je ne manquerai pas d'aller lire ton avis !



Jostein 22/06/2012 07:08

Bonjour, je cherchais un titre dans cette catégorie. Merci pour cette chronique qui vient de me donner une piste.

Plume 22/06/2012 20:27



Je te le recommande chaudement !