Le voyage vertical - Enrique Vila-Matas

Publié le par Plume

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Edition : 10x18

Parution : Décembre 2004  (Février 2002 pour l'édition Christian Bourgois)

 

 

Parlementaire catalan à la retraite, fondateur d'une compagnie d'assurances, Federico Mayol est, à soixante-dix ans, expulsé de son domicile conjugal par sa femme vieillissante qui veut consacrer le peu qui lui reste à vivre à savoir qui elle est.

Désemparé, Mayol entreprend un voyage vertical qui est, surtout, une descente dans les abîmes de sa propre psyché.

Roman d'apprentissage décalé, Le Voyage vertical s'écrit sous le signe du paradoxe et de l'inversion : la descente est une remontée dans le temps; la dépression, un envol vers la liberté. Mayol, dont les études ont été tronquées par la guerre civile, se met à apprendre à un âge où, en général, on n'apprend plus rien. Une histoire drôle et grave qui remplit admirablement la fonction que Proust assignait au roman : dire « tout ce qui n'est pas contingent ». Le Voyage vertical a obtenu, en 2001, le prix Romulo Gallego, plus haute récompense littéraire d'Amérique latine, et le prix Ciudad de Barcelona.

 

 

Mayol, qui au lendemain de ses noces d'or, se fait mettre à la porte de la vie de sa femme, entreprend un périple solitaire. Ce périple l'emmènera loin de Barcelone mais également a une certaine distance de lui-même.


" En m'expulsant de son monde, elle a mis en moi un mécanisme réflexif, je me suis posé des questions qui ne me seraient jamais venues à l'esprit si j'avais continué à sommeiller en sa douce et agréable présence d'écosseuse maniaque de petit-pois. Pauvre femme."

 

Car si l'on comprend dès les premières pages que madame est en pleine crise existentielle, ce n'est pas autour d'elle que le roman se construit. Seul le parcours de Mayol, à partir de ce moment-là, émaillera le récit. Car il se trouvera lui aussi à se poser des questions sur l'existence, la sienne, celles de ses fils : l'aîné dont il est très fier et le cadet qui au contraire, le fait sortir de ses gonds en mettant en avant son côté artiste, sa culture, renvoyant par là même son père à son ignorance...

Mayol fuit donc la Catalogne, qu'il défend corps et âme, pour Porto puis Madère.

Mais où tout cela va-t-il le mener ?

 

"Rien ne comblait davantage ses aspirations existentielles que de sentir qu'il s'enfonçait. Il y avait, au fond quelque chose de très attrayant à disputer une bataille souriante et mortelle avec les forces de l'abîme."

 

 

Il fera des rencontres décisives avec des personnes, puis avec la culture. Commençant à entrevoir les lacunes qui le séparent de son fils Juliàn et qui l'ont culpabilisé toute sa vie, tant il s'est senti inférieur, inculte.

Il s'isolera et plongera jusqu'au cou dans cette découverte du savoir pour en ressortir en homme neuf et cultivé.

 

 

J'avoue que même si l'écriture est agréable, je me suis parfois perdue dans les méandres un peu compliquées de ce roman...

 

 

La lecture de ce titre entre dans le cadre du challenge des "12 d'Ys", catégorie n°1 "Auteurs espagnols contemporains"

2012- les 12 d'Ys

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Publié dans Lectures

Commenter cet article

Ys 12/06/2012 18:28

vila-Matas n'est pas un auteur facile...

Plume 12/06/2012 18:33



Non certes, mais pas  inintéressant !



Hélène Choco 12/06/2012 11:24

Il y a des tas de livres dont les sujets m'intéressent. Mais le traitement, malheureusement, risque de me rebuter... à voir donc...

Plume 12/06/2012 18:32



Je te le mets de côté aussi ??? (J'ai dit que je venais avec une valise de +, mais je peux peut-être louer un wagon
)



Nelcie 12/06/2012 11:23

Ton avis a attisé ma curiosité ! Encore une livre que je vais devoir ajouter à ma wish ^^

Plume 12/06/2012 18:31



Merci ! C'est une écriture et un sujet intéressants. Je vais moi-même regarder de plus près les autres titres de cet auteur.