Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

Publié le par Plume

Edition : Gallimard

Parution : Septembre 2011 (Avril 2013 pour Folio)

Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Prix Médicis de l'essai 2011.

 

L'auteur est un grand voyageur, il a régalé ses lecteurs avec "L'axe du loup" et s'est révélé excellent conteur dans : "vérification de la porte opposée". Il nous propose ici le journal de ses 6 mois passés en Sibérie.

Il commence par nous faire  partager la liste du matériel qu'il apporte sur place, celle de ses livres _ lectures qui le suivront et dont il nous gratifiera de quelques pertinentes ou simplement jolies citations _

Que peut-on chercher en s'installant ainsi pendant 6 mois en Sibérie ? L'auteur traversait-il _ comme d'autres avant lui _ une crise existentielle ,  une envie de vie plus simple, plus saine, un retour à la nature, un appel irrésistible ?

Il apparaît assez vite évident qu'il aime cette région, qu'il a déjà visitée ; il aime également les russes, parmi lesquels il compte quelques amis dans les autres cabanes de la réserve où il s'installe.

Dans ce récit, il y a quelques belles descriptions de paysages, mais il y a surtout un nombre incalculable de verres de vodka descendus cul sec _ seul ou accompagné car le nombre de visites dans cette retraite est loin de ce que l'on peut imaginer ! _ de cuites et de lendemains de cuites ainsi que de cigares fumés dans des endroits fabuleux...

Le livre est découpé en six chapitres, un par mois. J'ai personnellement plus apprécié les 2 derniers qui sont plus profonds car j'avoue avoir été déçue dans l'ensemble, me posant cette question à la fin : "tout ça pour quoi ?".

On pouvait s'attendre à un récit très différent, plus poétique, plus existentiel. A une vie plus solitaire, plus fruste, moins arrosée et moins émaillée de visites...

L'expérience s'est sans doute montrée concluante pour l'auteur ; quant à moi, je recommanderais plutôt  des récits comme "Indian creek" de Pete Fromm ou "Into the wild" de Jon Krakauer qui sont de vraies confrontations à la solitude..

 

Publié dans Lectures

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